C’est pendant qu’il était en voyage qu’il fit un rêve extraordinaire qui laissa une profonde impression dans sa pensée. Il se vit à bord d’un navire dans le port de Venise, et un homme lui vendit une bague précieuse, d’une beauté et d’une valeur exceptionnelles. Comme il la mettait à son doigt, il reçut la promesse qu’aussi longtemps qu’il l’aurait en sa possession, il connaîtrait la réussite et le bonheur. S’il la perdait, il serait alors plongé dans la misère et la ruine. Puis une seconde personne vint et commença à exprimer son mépris vis-à-vis de sa faiblesse et de sa superstition de croire qu’une simple bague pouvait lui apporter une telle chance. Il se laissa persuader de jeter la bague par-dessus bord. A cet instant l’enfer entier se déchaîna (ou c’est ce qui lui sembla dans son rêve) et il fut submergé par une profonde angoisse et un grand tourment. Peu de temps après, la première personne réapparut, questionnant Newton au sujet de la place de la bague. Il plongea immédiatement à l’eau, retrouva la bague perdue, ramenant ainsi le calme. Mais au lieu de la lui rendre, il dit à Newton : « Si on te confiait à nouveau cette bague, tu te mettrais bientôt à nouveau dans la même situation désastreuse : tu n’es pas capable de la garder ; mais je la mets en réserve pour toi, et dès qu’elle sera nécessaire, je la montrerai en ton nom. » C’est seulement des années plus tard qu’il comprit le symbolisme de ce rêve et réalisa la bonté de Dieu qui lui avait fait don de la vie, qu’il avait rachetée de la séduction de Satan, pour la restaurer ensuite en Christ. Sa vie, comme il le constata par la suite, était maintenant cachée en Dieu.

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